vendredi 10 février 2012

samedi 26 novembre 2011

Dictionnaire amoureux du Brésil


"Je connais le Brésil depuis soixante ans, jour pour jour. Il m’a toujours étonné et surpris, parfois énervé, sans me décevoir jamais. Ce dictionnaire voudrait donner à voir ses forêts du début des choses, ses eldorados, les déserts écorchés du Nordeste, la douceur de ses habitants et leurs cruautés, la volupté de Rio, de Brasilia, de Sao Luis, les fêtes et les sambas, les fascinants poissons de l’Amazone, l’aventure du caoutchouc, du café et de ce bois écarlate qu’on appelle « le bois brésil ». Comme je fréquente ce pays régulièrement, je l’ai peint avec mes souvenirs. Je montre ses images. Je me rappelle ses odeurs et ses orages. Parallèlement, je parcours son histoire dont nous ne connaissons en Europe que des bribes, et qui fut brutale et fastueuse. Je parle également du Brésil d’aujourd’hui, partagé entre l’horreur des favelas et l’impatience d’un peuple qui, pour la première fois peut-être, sait qu’il est en charge de son propre avenir. C’est cela, être amoureux d’un pays. 


J'ai reçu ce livre en cadeau de mariage d'une tante, amie de l'auteur. J'étais un peu perplexe quant au titre. Je n'avais pas l'habitude de lire des dictionnaires comme on lit un livre. Or, ce dictionnaire est un livre de nouvelles sociologiques, historiques et surtout magiques sur le Brésil. Gilles Lapouge raconte son Brésil avec un style authentique, délicat et plein d'humour. Il a une plume merveilleuse d'un journaliste qui a "arpenté" plus d'une page. Et il dit presque tout. Au fil des pages, je me disais "ah mais c'est çà" ou "mais bien sûr, c'est tellement çà"....Et puis un jour j'attendais l'avion à Santos Dumont à Rio et au même moment je lisais un paragraphe sur cet aéroport. J'avais l'impression de faire partie du livre. Ce sont des histoires qui donnent envie de rencontrer l'auteur. Parfois, alors que je le lisais dans le métro, j'avais envie qu'il soit là ou des amis à lui reconnaissent le livre, juste pour en parler ! C'est une thérapie du Brésil. Depuis je le conseille à tous les "neo brésiliens", passionnés du Brésil et voyageurs de passage.

Bernard Pivot a publié une très belle critique dans un meilleur style que le mieux de ce livre le 4 juin dernier.

G.L Gilles Lapouge est journaliste au quotidien O Estado de Sao Paulo. Parmi ses livres, on peut citer Equinoxiales, qui relate un voyage solitaire dans le Nordeste brésilien, la Mission des frontières, une épopée baroque située dans la jungle amazonienne au XVIIe siècle, mais aussi Les Pirates, Le bruit de la neige. Parmi des titres plus récents, on peut citer L’encre du voyageur (prix femina de l’essai) et La Légende de la géographie.

vendredi 28 octobre 2011

Ocupa Rio








 Le mouvement OCUPA RIO a débuté le 15 octobre après une manifestation de la société civile. Il est né á partir de la réflexion d'un mouvement global d'insastifaction du système politique et économique actuel. 
Depuis le 22 octobre, plus de 65 tentes occupent une place centrale de Rio de Janeiro á Cinelandia. Tousles jours circulent plus de 250 personnes. Les participants s'organisent en groupe de travail au sein desquels ils débatent des thèmes d'actualité tels que l'implantation d'une usine hydroélectrique en Amazonie (Belo Monte), les travailleurs de rue, l'alimentation, la sécurité, le corps et les rêves,etc. Ils font aussi des "happening" tels que "des chocs d'amour et de câlins: dès le feu passe au rouge, les gens font des rondes de câlins devant les voitures..."
Tous les jours á 19h, une assemblée générale est ouverte á la participation de tous. Les membres du mouvement font des propositions pour la continuité du mouvement et l'organisation de l'occupation.
Malheureusement, les medias ont eu une couverte plus que sommaire de l'évènement, les matchs de foot et les trafficants tués sont bien plus intéressants qu'un mouvement de conscientisation politique!

mardi 11 octobre 2011

Micro-trottoirs brésiliens

 Je travaille près d'un grand centre commercial et quand c'est la deuxième que je suis interrogée par des journalistes de la chaîne REDE RECORD pour une émission intitulée "FALA QUE TE ESCUTO" (Parle que j'écoute). J'ai du donc donné mon avis sur:
- "Le suicide, fin des souffrances ou début des problèmes?" en arrivant le matin, c'est-á-dire au réveil!
- "Les hommes ne pleurent pas par amour: Mythe ou vérité?, en sortant du travail un vendredi soir, c'est-á-dire fatiguée...
Je suis partie en souriant en me disant que c'était ça le Brésil, toujours des moments insolites! plein de surprises au quotidien.

J'ai cherché la définition Wikipédia:
le micro-trottoir est une technique journalistique qui consiste à interroger des personnes ciblées, le plus souvent dans la rue, pour leur poser une question et collecter leur opinion spontanée sur un sujet.
La question est toujours la même pour chaque personne interrogée. Elle peut être fermée, c’est-à-dire demander une réponse qui soit « oui » ou « non » ou encore « pour » ou « contre » avec une argumentation ; ou alors ouverte, c’est-à-dire demander des réponses développées, par exemple : « que pensez-vous de... », « que faut-il faire pour... ».
Par la spontanéité implicite des réactions obtenues, un micro-trottoir sert à donner un aperçu de l'opinion publique dans des domaines variés, par exemple l'opinion sur un pays, ou bien une idée politique.