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mardi 11 octobre 2011

El derecho al delirio, Eduardo Galeano


Trés beau texte pour un autre monde possible

Texto muito lindo porque outro mundo é possivel

mercredi 5 octobre 2011

Souvenirs de finance


Il y a quelques jours un lexique de la finance a été publié dans le monde : Les mots de la finance. L'occasion de partager avec vous mon expérience de la finance. En 2008, j'ai fait un stage de 7 mois dans une banque. Ci-dessus ce que j'ai écrit á ce sujet á l'époque:
Il a fallu choisir…un stage !
Je déteste choisir. Je ne sais jamais quoi choisir.
Je choisis en fonction de « mon feeling » aux entretiens.
Aussi, un mercredi matin de février, je me suis rendue à un entretien pour être analyste ISR (Investissement Socialement Responsable), offre à laquelle j’avais postulé par hasard car c’est « éthique » mais c'est  dans une banque…..
Vincent, un ami proche, avait réussi à la fois à me faire détester encore plus la finance et à éveiller en moi une curiosité vis-à-vis de ce monde « à part ».
A l’entretien, j’avais peur qu’ils me posent des questions précises, j’ai bien insisté sur le fait que ce que je préférais dans ISR était SR…Ils ont noté dans mon CV des éléments de mon parcours jusqu’à là jamais mentionné : « mon Diplôme de Français Langues Etrangères ». Ils ont été très accueillants mais je ne m’imaginais pas dans ces bureaux lá.C’était bien trop calme, trop austère, c’était tout simplement une banque. 
Quelques jours plus tard, j’apprends que je suis prise et qu’il faut que je donne ma réponse au plus vite. Martine, la responsable, m’explique dans les détails en quoi ce stage pouvait m’être intéressant mais surtout « que je ne stresse pas » que je passe un bon week-end ; j’ai beaucoup apprécié son attention et j’ai senti que c’était une personne non seulement intelligente mais aussi attentionée. J’ai accepté le stage quelques jours après. J’ai attendu jusqu’au dernier moment pour signer la convention mais je m’y suis rendue comme prévu le 21 avril.

Premier impression : « plus que 110 jours entiers ici à la CIC CM asset management » 4 rue Gaillon près de l'Opéra.
 Le lieu : l'immeuble est un dédale, plein de bureaux qui se ressemblent, plein de banquiers et autres cadres actifs qui se ressemblent aussi...des tons fades, des tables étroites, une lumière morose, une clim cassée, un bureau petit pour 2, des open spaces,  du calme et des tempêtes….un réfectoire et une cafét’ comme à l’école.Le rush est à 12h30, pas le droit de prendre plus de 2 pains, le café à 40cts, le menu à deux euros. Une machine à café, un distributeur d’eau, de la moquette sale, des cartons qui trainent.
 Les gens : des bandes de copains de classes ou plutôt de services " gestion d"actifs" ou « gestion des taux" ou gestion des...Je suis introduite à tout le personnel de l’étage, le 6ème : gestion des actifs et commercial., « "pauline dewitte, nouvelle stagiaire ISR, elle viendra sûrement vous poser des questions, ca l’intéresse beaucoup ce que vous faites"... « euh..la gestion quantitative ou structurée ?... » « petites valeurs ou midcap ? »…je suis perdue. Quelques yeux se lèvent derrière leurs 2 voire 4 écrans d’ordi. Les commerciaux me serrent la main. Je rougis un peu.
Je découvre le monde de l’entreprise…
10h, pause café : les amis de Thierry (mon collègue, analyste ISR) parlent
de la bourse, du cours des actions…etc… «  Vous imaginez l’action groupama a été vendue à 50 euros et 2 mois après elle n’était plus qu’à 30 euros ? c’est un scandale, n’est ce pas ?.. » J’acquiesce bêtement.
J’avais oublié le fait que faisant mon stage dans une banque, j’allais être forcément entourée de gérants et d’analystes financiers. J’étais restée sur mon nuage ISR= Développement durable.
Le midi, je déjeune avec Thierry et un autre ami à lui dans la finance aussi et il me demande entre 2 sushis "pourquoi la finance?". La finance ?.
Et je lui ai raconté mon parcours : Amérique latine/ socio culturel. Il est resté pensif autant que moi face au cours de la bourse. A la fin du repas, il a dit que j’avais des germes de révolutionnaires…
Depuis, je ne comprends toujours pas la moitié des conversations au café, je préfère presque quand ils parlent foot. Heureusement, Thierry tente de m’expliquer le fonctionnement de la bourse et de la gestion de fonds. Je commence à comprendre les EV, EBITDA, etc….les fonds à coussin, les fonds nourriciers… grâce à la bible de la finance : le fameux livre vert : Vernimmen !

Et si la finance avait un tel vocabulaire spécifique que j’ai eu la même impression de dépaysement qu’au Brésil sans le côté exotique car c’est une autre langue, un autre monde et je me demande régulièrement « qu’est-ce que je fais là ? »
Alors, c’est un voyage parisien dans un petit pays du monde « banque » que j’ai entrepris, le défi étant de parler leur jargon, de découvrir le monde de l'entreprise et d'analyser les entreprises vertes! C’est une expérience unique!

Je suis en stage depuis un mois maintenant, je commence à être efficace dans mon travail même si je fais encore souvent semblant de comprendre quand ce n’est pas le cas…et Thierry, avec qui je partage le bureau, m’a adopté : entre 2 cours et avis sur la bourse, nous nous échangeons des recettes de cuisine, parlons éducation, histoire, économie, repassage, astrologie, etc….et surtout, nous rions sans aucune pudeur !
Thierry : « moins 2 ! »
Moi : quoi ? il va faire moins 2 ?...
Thierry : le cours ! n’oubliez pas que vous êtes dans une banque !
 Depuis, je suis toujours en contact avec Martine et Thierry avec qui je déjeune lors de mes passages parisiens. Martine me transmet toujours des newsletters sur le marché ISR que je lis régulièrement et n'hésite pas á m'aider ou á me recommander lors de recherches d'emplois.
Quand j'ai dit á Thierry que je partais vivre au Brésil il y a deux ans, il m'a répondu "Enfin, Pauline, soyez réaliste, vous n'aviez jamais posé votre baluchon ici". Il m'avait bien cernée, n'est-ce pas Thierry?

jeudi 14 octobre 2010

Morceaux de quelques jours en France


Le bonheur est dans la cuisine


l'exportation de la caipirinha, une réussite!



le soleil sur l'Atlantique...magique!



le père sur le bateau...mon héros!



Jeux de chaise et ciel au jardin des tuileries
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Ana Maria, ma "vélo-gardienne"



J'ai rencontré Ana Maria dans mon garage à vélos. C'est elle qui en a la clé.
Son métier est de les garder. Tous les jours, je lui laisse mon vélo avant de prendre le train.
Elle a très vite commencé à s'intéresser à moi, la "petite française"... Elle a vite été intriguée par mon "style" "Pauline, mais c'est étrange comment tu t'habilles, c'est original, quand je raconte à mes copines, elles n'y croient pas"...(comment le prendre?).
Et un jour, je lui ai apporté un morceau de gâteau, et le lendemain, elle m'a donné des gâteaux.
D'après elle "je n'avais pas une tête à cuisiner" alors je lui préparé une soupe de lentilles et un crumble aux pommes. Elle a trouvé la soupe "bizarre" et le crumble "trop sucré"...Autant pour la soupe, je comprends mais le crumble trop sucré, j'ai été vexée, surtout de la part d'une brésilienne qui a déjà l'habitude de manger très sucré...En tout cas, on a ri... Et on a continué à faire quelques échanges culinaires malgré nos divergences culturelles!
Puis, elle m'a offert des colliers qu'elle a faits elle-même à partir de morceaux de tissu récupérés.
Et elle m'a invité à l'anniversaire de sa fille Monique de 4 ans. Nous sommes allés un dimanche après midi découvrir une périphérie de Sao Paulo que nous ne connaissions pas...JANDIRA...
Et quel accueil, toute sa famille, ses 5 frères et soeurs, ses enfants ( son fils m'a demandé un autographe..) ses amis, etc...Elle était tellement heureuse que nous soyons venus!
Et mes petits cadeaux, quelques barrettes de France, ont eu un succès fou.
Nous avions fait une heure et demi de trajet pour arriver chez elle mais c'était un bain de sourires et de rires tellement agréables.
Je lui ai offert des photos pour la remercier, elle était aux anges. Depuis, je la vois presque tous les jours et c'est mon rayon de soleil matinal, nous nous racontons nos vies. Elle est franche, m'interroge sur tout sans aucune gêne, s'inquiète quand je lui raconte que je vais danser, commente mes tenues vestimentaires et se demande bien pourquoi je suis si aussi loin de ma famille...




Sa fille et une de ses soeurs



Avec deux de ses soeurs dans sa maison en construction



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dimanche 20 juin 2010

Semi Marathonienne...


Je voulais quand même raconter mon premier semi marathon…
Tout a commencé un soir d’été 2009 dans un restaurant italien (que je recommande,Pulcinella, rue damrémont paris 18ème) lors d’un dîner avec Fayrouze, une amie rencontrée en Argentine.
Elle me racontait sa vie bruxelloise et sa volonté de courir avec son ami les 20 km de Paris.
Il faut savoir que Fayrouze n’était plus tellement sportive et j’ai trouvé super l’idée du défi.
C’est comme cela que j’ai commencé à courir régulièrement et non plus en vieux jogging chaussures empruntées mais équipement Nike de la tête au pied.(avec la réduction dû à l’inscription à la course de la parisienne !). Malheureusement, je crois que j’ai un peu forcé et n’ai pas participé aux 20km de Paris, ni au semi marathon le 6 mars…alors quand j’ai vu qu’il y avait un semi marathon à Sao Paulo le 11 avril, je me suis dit que c’était l’occasion de clore ce défi – sauf que je n’avais couru depuis un mois et que je n’ai trouvé personne pour le faire avec moi. Après quelques entraînements hâtifs, peu d’heures de sommeil, je suis partie aux aurores effleurer le bitume paulistano pendant 21km…un petit moment de solitude et « mais quelle idée Pauline encore ??? »- une fois passé, accompagnée par les voix de cat power et diego El cigala, j’ai mis le pied à l’étrier…et j’ai terminé sans douleur, juste quelques ampoules ! Sensation agréable malgré le corps qui frémit d’avoir osé lui jouer à faire des détours…Heureusement mon colloc’ était à l’arrivée m’accueillir ! Je suis partie sagement avec ma médaille et mon sandwich- il était 10h un dimanche matin à Sao Paulo sous le soleil de l’automne..et j’étais fière d’avoir réussi un défi personnel toute seule avec dans mon cœur toutes mes compagnons de foulées de l’année passée : Christophe, Margaux, Paula, Pauline, Margot, Maria, Jean- Michel, etc…
Le prochain défi se prête à beaucoup plus d’entraînements- un plan de 7 semaines avec 2/3 entrainements par semaine avec Armelle une amie, super motivée pour attaquer le bitume de carieoca le 18 juillet !!

jeudi 8 avril 2010

"Francesinha"

Je suis juste fière d'avoir réussi à récupérer des ongles... et avoir pu réaliser mon rêve de "française chique" (et oui les brésiliens me disent souvent que les français sont "so chic" et que bien sûr j'en suis la preuve...) de me faire une "french manucure" - francesinha en portugais!
Des pensées pour mon oncle d'Amérique Peter qui mène ce combat depuis longtemps ainsi qu'à toute la famille Dewitte- Duhamel qui sera moins tentée de m'enlever les doigts de la bouche... même si ça ne va pas m'aider à me taire....